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Blogueuse, facebookeuse, twitteuse, cycliste pratiquante + néo-journaliste, rédactrice aussi du webzine MY global Bordeaux

De la Strychnine dans l’Orange au Saint Ex, le 29 octobre

STRYCHNINE est le nom d’un poison, emprunté à un titre des Sonics. Formé en 1976, Strychnine est le premier groupe rock bordelais digne de ce nom. Le quintette s’impose rapidement comme le gang le plus redoutable de la ville. Sauvage et authentique, il incarne la quintessence du rock français underground des années punk.

Mois d’août 1977,  le festival Punk de Mont-de-Marsan ouvre la brèche pour tous ces groupes bordelais issus de la nouvelle vague rock, dont les initiales, à l’instar de celles de Strychnine, commencent presque toutes par ST, tribut local aux Stooges. Les cinq Strychnine montent sur scène juste avant The Clash et enflamment les arènes. Leur brève rencontre avec Joe Strummer est décisive. La moyenne d’âge du groupe est alors de dix-huit ans !Leur reprise percutante de l’hymne stoogien, I Wanna Be Your Dog est enregistrée en 1978 dans les faubourgs bordelais. En novembre Kick, Luc-Boubou-Maldoror, JP, Ghighi et Richard Spleen, qui vient à peine de succéder à Francis Tisné , débarquent en Normandie, au mythique château d’Hérouville, et enregistrent leur premier album Jeux Cruels. Durant trois ans, Strychnine sillonne la France sans relâche, dans son corbillard emménagé en carrosse rock. Un contingent de fidèles suit les moindres allées et venues du combo. Leur concert du mois de novembre 1980 aux Entrepôts Lainé de Bordeaux demeure l’un de leurs points d’orgue.Je veux, leur deuxième album est enregistré au mois de janvier 1981 au studio Aquarius de Genève. Avec des sommets comme Animal, Différent, Ragnagna, Obsession, Fantasme ou Nouvelle esthétique. La version électrique d‘Alcool, enregistrée dans un rade brestois, demeure l’un des derniers exploits du groupe. Au mois de janvier 1982, dans sa salle fétiche du Grand Parc, Strychnine se sépare dans un chaos radical, après seulement trois morceaux… Grâce à ces fulgurances et ces concerts intenses, le groupe entre instantanément dans la légende du rock français, laissant derrière lui un héritage flamboyant. Kick poursuivra sa route avec deux albums en solo. il quittera le monde du rock quelques années plus tard. Après Strychnine, Maldoror intègre les Standards. Plus tard, Ghighi et Tisné se rejoignent au sein des Beach Lovers.Vingt-cinq ans après ces faits d’armes exemplaires, Amours dehorsoffre un instantané saisissant sur les années 1976 à 1981, lorsque Strychnine était le plus grand groupe français de sa génération. Aujourd’hui, la réédition des exploits soniques du groupe n’est plus un voeu pieux….

extrait du texte de Florent Mazzoleni dans le CD avec morceau à la clef : http://www.youtube.com/watch?v=UM0T7Ys_w-4

Orange Macadam se présente comme un groupe dont la démarche serait de jeter un pont imaginaire sur 80 années de culture musicale…
Du delta blues de Robert Johnson , aux riffs meurtriers de Jack White, en passant par Cochran, John Spencer ou les Saints, ils ne revendiquent qu’une seule influence et étiquette celle de «ROCK N’ ROLL»…
Le groupe incarne, dés sa constitution, cette vision intergénérationnelle, puisqu’il est issu de la rencontre d’un batteur et d’une chanteuse de 19 ans et d’un guitariste «old school» (ex- Parfum de femmes)

 Les Textes
Chanter en Français…
Ça semble une évidence, si l’on pense que le Rock n’ roll peut toujours être un vecteur de révolte et d’engagement…  (interview sud-ouest)

Les concerts
Depuis deux ans le groupe a enchaîné de nombreux concerts dans la région, Pubs, Salles, Festivals ainsi que deux premières parties dans des grandes salles Bordelaises, Le BT 59 avec LaReplik et la Rock-school Barbey avec Kent. (Le républicain)

Orange Macadam monte sur scène et dès le premier accord lâché,  je sens bien que nous allons changer de registre…La demi-caisse écarlate du guitariste déchire l’air ambiant, et la voix de la môme au chant, semble en dire long dès les premiers sons… Le coffre est là, ce sera tout droit, à fond et jusqu’à plus soif…Si la formation se veut minimaliste (batterie, guitare, chant) le son ne l’est pas, il rempli l’espace à coup de riffs et le déchire à coup de caisse claire 8 pouces…Le set va visiblement crescendo  et les tempos blues rampants et salaces font maintenant place à un rock n’ roll de plus en plus dans le rythme et l’énergie. Le Batteur est en nage, pied au plancher, et les deux autres jouent aux piles électriques avec le public…Le groupe semble cultiver un coté sauvage, en balançant parfois ses morceaux à la truelle, mais les racines sont là, et leurs compos ont une vraie marque de fabrique. Ça sonne, ça roule et le public en redemande.  La fin du set, pour un rappel emblématique, ils enchaînent  une version Crampsienne de «Summer time blues» et le «Gross out» des Vines pour nous achever… L’exemple par le son, Joe Dassin revu et corrigé par Orange Macadam : http://www.youtube.com/watch?v=rNjA7dvQ10g

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