A l’initiative des Institutions de la Coiffure, la démarche identifiée par le Label « Développement durable, mon coiffeur s’engage » a été lancée en Aquitaine avec la labellisation d’un premier salon en 2010. Garant du respect de l’environnement et des valeurs sociétales, cet éco-label répond aussi bien aux attentes des professionnels de la Coiffure qu’à celles d’une clientèle de plus en plus exigeante à l’égard des initiatives des entreprises. Le salon Beauté Sélection de Bordeaux qui s’est tenu, les 12 et 13 février, au parc des Expositions, aura été l’occasion de présenter les composantes d’une démarche véritablement globale ainsi que les nombreux intérêts qu’elle représente, témoignages à l’appui de quelques professionnels résolument « ac-tifs », ambassadeurs chargés de porter la bonne parole auprès de leurs confrères.
L’Aquitaine, région précurseur
bellisation. En Aquitaine, ils sont une quarantaine à être intéressés par la démarche, qui passe par l’audit d’un dossier d’évaluation (80 questions) avant validation de la certification (d’une à trois étoiles). Michaël David est un coiffeur bordelais éco-labellisé depuis octobre 2010. Les six critères principaux qui caractérisent le Label n’ont plus de secret pour lui : pratiques qui préservent la santé, sécurité et confort de travail des collaborateurs; adoption des principes d’hygiène et de nettoyage appropriés; respect de la préservation de la santé et du bien-être des clients; assainissement et amélioration de la qualité de l’air dans le salon; mise en place de pratiques plus économes en ressource : eau, énergie… autant de mesures, devenues un mode de fonctionnement quotidien, dans son salon rue Esprit des lois, à deux pas de l’Opéra, dont il est venu témoigner lors du dernier salon professionnel « Beauté Sélection Bordeaux », aux côtés de Jacques Minjollet et Isabelle Carpentier. « Même si les produits 100% bio et efficaces n’existent pas, précise-t-il, on a un devoir d’optimiser la sécurité des clients et des collaborateurs ainsi que la prévention. L’utilisation de gants, la ventilation, doser les produits, soigner les préparations, travailler dans une bonne position pour éviter les troubles musculosquelettiques (TMS) … Si les coiffeurs ont du mal à associer le développement durable avec l’artistique, pour moi c’est devenu logique« , affirme celui qui en a saisi à la fois le sens social et la prise de conscience globale.Une démarche valorisante
demande, de la composition des produits à leur packaging. Nous réfléchissons à l’intégration du recyclage des déchets et à l’invention d’un plastique biodégradable en milieu bactérien (enterré). Côté sécurité, des années 60 au années 90, les règles étaient là, mais non appliquées. Aujourd’hui, par le biais d’une formation CFA, nous mettons l’accent à la fois sur le développement durable, mais aussi sur les questions d’alimentation des jeunes femmes le midi, qui font la journée continue, ainsi que sur le tabac« . Un site internet communique auprès des salons sur tout le territoire pour optimiser leurs pratiques. De même, il permet au public d’avoir la liste des salons investis dans cette mini révolution, dont le
directeur des Institutions de la Coiffure oeuvre à la normalisation et à la généralisation. « Dans cette démarche valorisante, confirme Michaël David, tout le monde est gagnant ».























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